Une photo d'Égypte

UNE PHOTO D'ÉGYPTE

DSC_0048_s par Per Bjorklund


Dimanche dernier (23 mai) des centaines de travailleurs de la Nile Cotton Ginning Co. se sont manifestés devanl siège du Parlement Égyptien (photo: P. Bjorklund) Last Sunday hundreds of workers from the Nile Cotton Ginning Co. protested their salaries outside the People's Assembly in Cairo. (photo: P. Bjorklund)

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Revue de Presse du 29 mai 2009

Nombre d'enseignants de l'université de Sidi Bel Abbès se disent prêts à faire grève à partir de demain afin de dénoncer le « non-respect des engagements » de la tutelle et pour une prise en charge effective de leurs revendications socio-pédagogiques.

Considéré comme l'un des principaux meneurs de la grève de février 2006, M. Mechab met en exergue le fait que le syndicat s'est scindé en deux tendances, suite à la décision de justice déclarant la grève illégale. « La mise à l'écart des sections les plus engagées dans la lutte syndicale, à savoir l'USTHB, l'USTO et Blida a provoqué un profond malaise au sein du conseil national et affaiblit son action », explique-t-il, soulignant que l'une des conséquences directe de la crise interne qui, depuis, mine le CNES est « la précipitation avec laquelle a été organisée la grève de samedi (demain) »

Pétition: Avis aux volontaires

AVIS IMPORTANT
Comme vous l'aurez deviné, pour le moment il n'y a pas de date fixée pour la Clôture de l'Opération de Collecte des Signatures. Cependant, une date a été arrêtée pour établir un premier bilan provisoire. Étant donnée qu'une réunion de la Coordination des Sections CNES est prévue pour les 4 et 5 juin prochains (Jeudi et Vendredi), il est souhaitable donc de fournir un premier bilan avant les dates avancées, soit avant le mercredi 3 juin (avant 15 Heures). Le bilan en question sera dressé lors de cette Coordination. Pour cela, il est suffisant d'envoyer juste des copies des tableaux de signatures et ce, que ce soit par fax (041 56 03 23) ou bien par mail à cette adresse qui est désormais connue du Grand Public.
A PROPOS DE LA GRÈVE

A partir de demain débutera au niveau de la Faculté d'Architecture et de Génie Civil la grève annoncée il y a plus d'une semaine. Mais connaissez vous la première grève qu'a connue l'HISTOIRE?

Bon Courage.

La première grève connue de l'Histoire

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La presse internationale nous a informé d'une nouvelle vague de grèves en Égypte, grèves pouvant être interprétées comme le symptôme d'une économie en voie de libéralisation. Seulement en 2006, le quotidien indépendant al-Masri al-Yom a recensé 222 cas attestant du renouveau du mouvement ouvrier, dont une grève d'une semaine au complexe industriel de Mahalla al-Kobra (Caire), impliquant quelques 10.000 travailleurs. Cette mobilisation a marqué le point de départ d'une vague de grèves, la plus grande dans le pays depuis les années 1940 selon les spécialistes. On pense que la première grève dans l'histoire de l'Egypte a eu lieu en 1897 contre la Société de tabac.
Mais,
les grèves ne sont pas nouvelles en Égypte. Elles remontent au temps de Ramsès III. A l'époque, l'économie industrielle n'existait pas, il n'y avait pas d'économie de marché. Les ouvriers avaient cependant déjà une conscience sociale. L'Égypte a été le premier pays qui a connu une grève. Comment cela a-t-il été possible ? Était-ce une vraie grève? Et quelles en ont été les conséquences? Le « Papyrus de la Grève » relate des mouvements sociaux en Égypte. Le document central est le papyrus de Turin, conservé au musée de Turin en Italie, et date de la XXème dynastie (1190-1080 av JC). Il a été rédigé par le scribe Amennakht qui rapporte les faits d'une grève à Deir el-Médineh (Haute-Égypte). sous le règne de Ramsès III (1198 à 1166 a.J.C.) le dernier grand souverain du Nouvel Empire (Valvelle, 1985). Dans cet article, nous allons confronter en grande partie les différentes sources textuelles de cette époque.

Lire la suite de cet article intitulé "La première grève de l'Histoire, XII siècle, 1166 av. J.C." .
Il a été rédigé par le professeur Nelson Pierrotti (Professeur d'Histoire Antique à l'Université de Montevideo. Uruguay).

On vous le dit

El Watan

Pétition contre l'autoritarisme et l'arbitraire

La coordination nationale des sections CNES lance une pétition pour la réhabilitation de leur collègue, Ahmed Rouadjia, de l'université de M'sila et contre l'autoritarisme et l'arbitraire qui sévissent au sein de l'université algérienne. M. Rouadjia fait partie des enseignants sanctionnés pour avoir exprimé son point de vue sur l'état désastreux dans lequel se trouve l'université. D'autres enseignants à Mascara, Khenchela, Sidi Bel Abbès, etc. connaissent et vivent des situations similaires, est-il souligné dans cette pétition. Pour la signature, prendre contact avec CNES USTO canal.informatif.cnes.usto@ gmail.com

L'emplacement électronique

Université de Sidi Bel Abbès: L'AG des enseignants interdite

« Cette nouvelle manière de gérer l'université met à nu les visées totalitaires de ses responsables et la peur bleue de toute activité réglementairement encadrée », considère le syndicat autonome des enseignants universitaires. « Ces comportements poussent au pourrissement et aux actions extrêmes », ajoute-t-il. Pour bon nombre d'enseignants, ce genre de pratiques ne fait que confirmer le constat sur la détérioration continuelle des conditions d'exercice du droit syndical en Algérie.

  Lire la suite de l'article d'El Watan



Éthique et enjeux sociopolitiques à l'Université

Je souhaiterai questionner la question de l'éthique en partant de deux  enjeux sociopolitiques qui sont au cœur fonctionnement de l'Université. Cette entrée se justifie pour au moins trois raisons majeures :

    * La première raison est la complexité et la profondeur de la question de l'éthique qui oblige à dépasser l'approche strictement normative et morale, en relativisant  la logique dichotomique simpliste entre ce qui est de l'ordre de l'éthique et du non-éthique, sans s'interroger ce qui est au fondement des rapports  noués par  les différents agents sociaux  à l'égard de l'Université.
    * La deuxième raison est me semble t-il, est d'indiquer que l'éthique est au croisement  de l'intersubjectivité, c'est-à dire la façon dont nous agissons à l'égard de la règle et de l'autre,  et de la construction sociopolitique de l'éthique dans une société, c'est-à-dire de l'existence ou non d'une forme de légitimité politique des règles à mettre en œuvre au sein de nos institutions.

Je ferai d'une part référence à la façon dont les étudiants construisent leurs rapports à la norme éthique, en m'appuyant sur une étude  menée en 2006 au prés des différentes catégories sociales de jeunes, et notamment les étudiants. D'autre part, je tenterai de montrer que l'éthique est indissociable de la reconnaissance sociale.

Partons de l'idée simple que l'éthique est une posture construite socialement à l'égard d'un ensemble de règles  qui doivent en principe et formellement  régir l'institution universitaire (rigueur intellectuelle, priorité au travail scientifique dans l'évaluation des étudiants, refus de tout marchandage dans les notes données, respect à l'égard  de l'autre,   etc.). En privilégiant le fait que la règle est un construit social, il me semble possible d'indiquer que le type de rapports instaurés par les acteurs sociaux de l'Université à l'égard des règles est essentiel pour comprendre le sens attribué par ces derniers à l'éthique.

1/ Ceci nous conduit à identifier un premier enjeu sociopolitique important qui est précisément celui des modalités déployées  par le politique dans la production des règles de fonctionnement de l'Université. Le politique ici n'est pas une pure abstraction, au sens où il est composé d'acteurs centraux  qui vont  jouer le rôle de régulation et de décision concernant le fonctionnement d'une institution donnée, en l'occurrence l'Université, objet soit de convoitise ou de rejet selon la période historique et  la nature du rapport que le politique noue avec celle-ci. Boumédiene disait avec fierté qu'il n'hésiterait pas à la « prendre  d'assaut », durant la période 70.  Mais quand le conflit des enseignants dure pendant plus de trois mois  (année 1996), un ministre n »hésitera pas à affirmer « qu'il est prêt à fermer l'Université ».

On peut donc s'interroger sur le sens à attribuer à l'éthique, c'est-à-dire au respect d'un ensemble de règles et de valeurs socialement reconnues (la tolérance à l'égard de l'autre, l'autonomie de pensée, la reconnaissance de la légitimité scientifique et pédagogique), dans un contexte sociopolitique où l'Université n'est pas reconnue comme un acteur organisationnel lui permettant de mettre en œuvre et de légitimer de l'intérieur, ses propres normes pédagogiques et scientifiques ? L'injonction des règles a eu pour effet pervers de radicaliser l'opacité et la distance sociale entre les différents acteurs de l'Université. Pour reprendre l'expression de Simmel, le jeu entre les normes s'impose et s'amplifie en l'absence de tout ordonnancement social négocié entre tous les acteurs sociaux de l'Université.

Le paradoxe du mode fonctionnement de l'Institution universitaire ou de l'hôpital, est la prégnance d'une organisation flottante, tout en étant encadrée en arrière-plan par une multitude  de décrets,  de prescriptions, de circulaires, d'instructions, contribue davantage à brouiller le jeu social, à favoriser le déploiement de normes pratiques des acteurs sociaux, celles qui répondent le mieux à leurs  stratégies, à multiplier les zones d'incertitudes définies par Crozier comme des espaces de pouvoir.  Ce flou organisationnel a produit une bureaucratie difforme qui fonctionne en réalité moins à la règle qu'aux relations personnalisée et à la cooptation de ses membres.  Ce  mode de régulation sociopolitique, s'il est à la fois opaque, vertical, ne prive en aucune façon, les acteurs sociaux, de pouvoir mettre en œuvre leur propre espace de jeu (De Certeau). Ce type de fonctionnement paradoxal, qui allie à la fois, injonctions, laissez-faire, laxisme entretenu,  et arrangement social, a réussi profondément le pari de  substituer le rapport aux savoirs, comme mode de légitimation de l'université,  à la phobie de la note et de l'obtention à tout prix du diplôme ou du statut qui ne se confond pas avec la notion de compétence.

Illustrons nos propos. Hassan a 22 ans. Il est en quatrième année d'informatique. Il travaille dans un kiosque d'informatique.  Il caractérise l'Université comme « un grand lycée sans surveillants ». Hassan  montre bien  ce jeu entre les normes qui lui permet aujourd'hui d'être en quatrième année. Il disait : «  Tout en ayant pas de problème de passage d'une année à une autre, je me considère avoir le niveau aujourd'hui de la première année. Le niveau est très faible. « Macan oualo, Macan, oualo ». L'informatique demande du matériel, la pratique et la programmation. Il n'y a rien de cela, chez nous. Je suis en quatrième année, et je suis loin de maîtriser le fonctionnement d'un ordinateur et de connaitre précisément ses composantes. Il n'y a pas de rigueur. C'est la règle du copier-coller. Le même sujet de mini-projet  pour toute la promo, et mieux encore c'est le même sujet que l'année précédente. Dix étudiants travaillent et les autres copient. Les enseignants le savent. Mais on dirait que le copiage est encouragé. C'est pour cela, que les vraies études, pour moi, c'est à l'étranger ».

Aujourd'hui, l'expression récurrente de la majorité des étudiants, qui est loin d'être innocente, est la suivante : « fermer l'année ». Ce propos est intéressant parce qu'il montre bien que les étudiants vont élaborer leurs propres mots pour interpréter le fonctionnement de l'université (l'expression « fermeture de l'année » s'oppose en réalité aux savoirs qui est de l'ordre de l'ouverture et de la remise en question). Ils n'hésitent pas, en conséquence,  à ruser avec  celle-ci, déployant leurs propres normes pratiques,  pour arracher, en l'absence d'une formation de qualité (ils en sont conscients), la fameuse note devenant l'enjeu central qui donne sens, aujourd'hui,  au fonctionnement de l'université. Les étudiants construisent leur champ du possible dans une institution difforme  et sans âme, prise dans un engrenage qui dévoile en réalité que l'éthique n'est pas uniquement de l'ordre de la volonté individuelle, mais plus profondément une construction politique.

Il n'est pas étonnant que la majorité des  étudiants se joue des règles éthiques qu'ils savent aussi absentes dans les autres sphères sociales. Karim a 25 ans. Il est étudiant en troisième année de gestion. Son récit dévoile  que depuis l'âge de 14 ans, le commerce et  le « bisness » lui sont rentrés dans le corps. Tout en étudiant, il gère donc ses affaires. Il construit, comme beaucoup d'autres,  un rapport très pragmatique à l'université. Il disait : «  A l'université, la majorité ne cherche qu'à obtenir tout juste la moyenne. Elle y parvient sans trop de difficultés. Il suffit de ne pas trop se laisser aller, de ne pas se laisser distancier, de se ressaisir à temps et de réviser une heure ou deux par jour. Mais pourquoi se casser la tête quand on peut avoir la moyenne sans trop se fatiguer.

En interrogeant la façon dont se construisent les normes à l'université, il , nous a semblé important de montrer les limites d'un juridisme appauvri qui consiste à s'enfermer dans la « vérité de règle » et de sa nécessaire application, en occultant le fait important que la  construction des normes dans une société, n'est pas sans liens avec la façon dont se constituent les pouvoirs, et plus particulièrement leur légitimité ou leur illégitimité. Il me semble que ceci c'est essentiel  pour comprendre les rapports des acteurs sociaux à la norme.  On est bien loin de l'idée chère à Durkheim d'un « être social agi par les normes », idée qui apparaît exagérément déterministe, particulièrement dans le cas qui nous intéresse ici, une université marquée par une absence de reconnaissance sociale de ses membres ; ce qui n'est pas sans effets sur le rapport fluctuant aux règles éthiques.

2/Le deuxième enjeu sociopolitique   que je souhaite évoquer est précisément le lien opéré ici  entre l'éthique et la reconnaissance sociale.  En référence aux travaux du philosophe  et sociologue allemand Axel Onneth sur « la lutte pour la reconnaissance sociale  paru en 2000  et  « la société du mépris » publié plus en 2008, il me semble important d'insister sur la profondeur et la complexité de l'éthique qui ne s'enferme  pas uniquement dans le formalisme institutionnel (multiplier les  conseils d'éthique) et l'objectivation des normes, de règles universelles, pour tenter de mettre fin à des pratiques et des dérives qui ont une épaisseur sociologique qu'il importe avant tout de comprendre et d'analyser.

On ne peut donc se limiter uniquement aux actes  flagrants ou extrêmes (privilèges accordés à certains étudiants, copiage, corruption, etc.) qui frappent l'imagination et renvoient brutalement une image sociale très négative de l'Université. La question de  l'éthique n'est pas, de notre point de vue, un ensemble d'actes à la marge ou exceptionnel qui s'écarteraient de la règle (qui est légitime pour produire la règle).  A contrario, il nous semble que l'éthique est indissociable du rapport aux autres et aux savoirs.

Parce que la gestion du nombre a été survalorisée sur le plan idéologique, la réflexion  sur le type de rapports sociaux entre les acteurs politiques, l'administration, les enseignants, les étudiants et le syndicat, a été profondément  occulté. Pourtant,  la question est essentielle pour construire  et valoriser une autre éthique au quotidien qui n'est pas sans liens avec la place des savoirs dans une société. Force est de reconnaitre que la forte dépréciation, pour ne pas dire le mépris à l'égard des savoirs dans les différentes sphères sociales, aujourd'hui,  ne joue nullement en faveur d'une éthique apaisée et collectivement concertée. L'éthique n'est donc pas une abstraction qui s'imposerait  aux institutions et à la société. Elle est au contraire fortement articulée à la façon dont les acteurs sociaux sont socialement considérés et reconnus  par les différents pouvoirs et la société. Le déni de la reconnaissance sociale peut bien entendu prendre différentes formes sociales, par exemple, l'exclusion des droits ou se sentir niée dans sa valeur sociale, l'absence de réponse à une demande, etc.,  Or les différentes atteintes à la reconnaissance sociale, affectent profondément  et négativement les rapports  noués avec les autres,  et à soi.

En partant de ce que devrait être la reconnaissance sociale, Oxel Honneth montre que la réalisation de l'être humain dépend en grande partie des relations éthiques qui s'instaurent à trois niveaux : amour et affection au sein de l'espace de socialisation primaire, du droit, ou plus précisément de la reconnaissance de celui-ci devant régir les rapports des individus au sein d'une communauté et enfin de l'appréciation sociale des prestations des individus à leur juste mesure.  On voit toute la profondeur et la complexité de l'éthique qui s'enracine profondément dans le mode de régulation de la société,  dont ses acteurs, à leur manière, élaborent leurs propres normes pratiques pour  contourner la bureaucratie difforme.

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Il identifie  trois formes de reconnaissance sociale qu'il considère comme « des présuppositions communicationnelles d'une formation réussie d'identité » (la réalisation de soi), à savoir l'affection manifestée dans les relations intimes du type de l'amour ou de l'amitié, la reconnaissance morale de l'individu en tant que membre responsable d'une société, et enfin l'appréciation sociale des prestations et capacités sociales de l'individu. Il ajoute que l'estime sociale d'une personne se mesure très largement à la contribution qu'elle apporte à la société en tant que travail formellement organisé.

Axel Honneth  montre bien la profondeur et la complexité des relations « éthiques », puisqu'elles interpellent non seulement l'espace de socialisation primaire qui est la famille dont l'amour et l'affection, représente la première dimension importante dans la reconnaissance sociale, en deuxième lieu,  le droit, au sens où les  personnes seraient considérées comme des sujets égaux dans une communauté juridique, donc la présence d'un Etat de droit, et enfin, la possibilité de se réaliser dans sa vie quotidienne en ayant la possibilité de mettre en œuvre ses qualités et ses aptitudes dans le but de contribuer à la reproduction de la vie commune.



Par Mohamed Mebtoul, Professeur de sociologie
TABLE-RONDE "L'ETHIQUE A l'UNIVERSITE : URGENCE D'UN DEBAT" ORGANISÉE PAR LE GRAS, En collaboration avec la Faculté des Sciences Sociales 15 avril 2009

Conférence de Presse, Revue de Presse de 27 mai 2009

Revue de Presse

Devant un parterre de journalistes une conférence de presse a été tenue hier mardi 26 mai 2009, au sein du siège de la section sis à I'USTO-MB Bir El Djir. Elle concernant les points suivants: 

- Grève à partir du 30 mai 2009 au sein de la Faculté d'Architecture et de Génie civil pour exiger le départ du doyen par intérim de la faculté. 
- Pétition de la Coordination Nationale des sections CNES pour exiger la réhabilitation de notre collègue Rouadjia Ahmed de l'université de M'sila et des autres collègues indûment sanctionnés et contre l'autoritarisme et l'arbitraire au sein de l'université Algérienne. 
- Plainte devant le tribunal contre le Recteur de I'USTO-MB pour pression contre les délégués syndicaux et atteinte au droit constitutionnel qu'est le libre exercice du droit syndical 
- Plainte devant le tribunal pénal contre le Doyen par intérim de la faculté d'Architecture et de génie civil pour abus de pouvoir avec constitution de partie civile.

El Watanhttp://www.elwatan.com/squelettes/images/supplementEconomie.gif
CNES USTO Grève des enseignants de la Faculté d'Architecture et de Génie civil, le 30 mai

« Les enseignants de la Faculté d'Architecture et du Génie civil, seront en grève le 30 mai ». Telle est l'annonce faite par M.Chouicha Kaddour, coordonnateur de la section syndicale CNES-USTO, hier, au siège de la coordination sise à l'Université des sciences et de la technologie d'Oran (USTO). [Lire la suite]

La Tribune
Grève le 30 mai, dépôt de plaintes et menace de recours aux instances internationales…

Le CNES-USTO hausse le ton
Dans une conférence de presse organisée, hier, à l'université technologique d'Oran, le coordinateur de la section CNES-USTO, Kaddour Chouicha, a menacé de recourir à l'ONU si la justice algérienne ne parvenait pas à trancher dans le conflit opposant le syndicat des enseignants au recteur de l'université et au doyen par intérim de la faculté d'architecture et de génie civil : «L'Algérie a ratifié toutes sortes de pactes et de conventions internationaux de défense des droits de l'Homme qui permettent aux citoyens de saisir les instances internationales lorsque tous les recours ont été épuisés sans que le litige ou le conflit soit résolu», a expliqué Kaddour Chouicha, qui a indiqué que les enseignants du CNES «continuent de subir de nombreuses pressions de la part du rectorat». [Lire la Suite]
Le Quotidien d'Oran
Le CNES-USTO menace de faire appel aux instances internationales 
L'enseignant de l'université de M'sila, en l'occurrence, M. Rouadjia Ahmed, vient d'être rétabli dans ses fonctions, après avoir fait l'objet d'une décision de suspension de son poste par son administration pendant près d'une année, a-t-on appris hier auprès de la section CNES-USTO. [Lire la Suite]
Liberté
CONFLIT ENTRE LE CNES ET L'USTO Plainte contre le recteur et saisine d'un comité de l'ONU
"Nous avons décidé d'entrer en grève à compter du 30 mai, c'est l'ultime recours après avoir saisi le recteur et le ministre de l'Enseignement supérieur. Nous n'avons pas d'autre choix face à l'autoritarisme, l'arbitraire et l'abus de pouvoir caractérisé du doyen par intérim de la faculté d'architecture et de génie civil de l'Usto, nous demandons sa mise de fin de fonction et nous déposons une plainte contre lui au tribunal pénal ainsi que contre le recteur de l'université pour pression contre des délégués syndicaux !" [ Lire la suite ou à défaut Voir le document PDF attaché]

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Cooptation, Impunité et Reproduction de l'Université

Introduction :

Cette intervention ne peut avoir un sens que si l’on garde à l’esprit le fait que l’université Algérienne étant une institution qui évolue dans un contexte précis ne peut que subir les changements constatés au sein de la société.

Ces bouleversements qui affectent les rapports sociaux, le rapport au travail et à l’effort, le rapport à l’argent, le rapport aux institutions, le rapport à autrui, le rapport au politique ou à la chose politique n’arrêtent pas de travailler toute la société depuis plus de deux décennies. Cette mutation a pour cause principale la pénétration d’une option politique imposée et ce depuis au moins le plan d’ajustement structurel, suivie par un néo-libéralisme qui en plus des dégâts sociaux et sociétaux à l’œuvre dans les pays développés (l’actualité est assez riche en ce domaine) est aggravé par le refus en Algérie du « libéralisme politique » qui aurait pu au moins atténuer leurs effets. Tout cela parallèlement avec la période douloureuse de l’après 1993 qui continue puisque nous vivons toujours sous l’état d’urgence.

Aussi est il normal de voir cette mutation investir l’université. Cette pénétration se fait sous deux formes une première qui est que le personnel évoluant au sein de l’université affecté par de tels mutations ne peut que les transposer dans les relations dont il est partie prenante au sein de l’université et une deuxième forme qui est institutionnelle puisqu’il s’agit de l’imposition de ce changements dans les valeurs et les normes de façon coercitive puisqu’il est mené par l’administration que ce soit au niveau ministérielle ou au niveau des établissements universitaires. Cette deuxième forme se décline elle-même en deux aspects le premier concerne l’application de la réglementation et le deuxième qui semble nier cette réglementation puisqu’il s’agit de la pratique réelle des agents composants l’administration. Cette pratique est, me semble t il dans beaucoup de cas, un approfondissement des ébauches de dérive contenues dans la réglementation.

De plus si le débat sur l’éthique au sein de l’université a une grande importante c’est que l’une des fonctions de l’université est justement de transmettre en plus du savoir ou du savoir faire (mission classique de l’université) une culture et des valeurs qui seront inculqués à tout ceux qui fréquentant l’université (qui se trouvent dans la plupart des cas en situation de dominés) qui feront à leur tour usage de ces mêmes valeurs à l’extérieur renforçant ainsi la mutation à l’œuvre au sein de la société. Ainsi la spirale peut continuer à se développer en une sorte de cycle auto-entretenu.

Cette intervention n’a pas pour objectif de s’appesantir sur les notions d’éthique, de déontologie ou de morale, car au delà des différences entre les trois notions nous adopterons une définition très simple à savoir l’absence ou le non respect de règles qui permettent à tout un chacun d’évoluer au sein de l’université et de remplir les tâches qui lui sont dévolues en lui garantissant tous ces droits.

Elle sera partagée en deux parties, une première qui tentera d’expliquer quelles sont les raisons de ce qui semble être actuellement l’époque de floraison et d’explosion des problèmes liés au non respect flagrant du minimum d’éthique (les cas rapportés par la presse récemment n’étant que la partie visible de l’iceberg) et une deuxième partie qui traitera des répercussions de ce manque ou disparition de l’éthique sur l’université ou sur sa reproduction.

Cela dit il n’est pas dans mon intention de faire croire que tous les problèmes que vit l’université relèvent du manquement à l’éthique ou que cette question est nouvelle pour l’université Algérienne.

2) COOPTATION ET IMPUNITE

2.1) COOPTATION

Une des premières causes serait la cooptation pratiquée à pratiquement tous les niveaux lorsqu’il s’agit de choisir des personnes aux postes de gestion ou pour bien saisir cela le personnel chargé de l’exécutif au sein de la longue chaîne de commandement qui débute théoriquement à partir du poste de Ministre.

En effet une des particularités de l’université Algérienne est le refus du mode électif quand à ce choix de personnel, cela commence au niveau du chef de département jusqu’au poste de Recteur d’université. Si les élections avaient existées à une certaine époque au sein de l’université, le coup fatal qui leur a était porté est sans nul doute celui de Novembre 1992, depuis, la défiance totale sinon la crainte des élections s’est imposée chez les « décideurs ». Je précise que le mot « décideurs » est choisi à dessein vu l’opacité du mode de choix des gestionnaires.

Comme il fallait bien meubler ces postes c’est à partir du clientélisme le plus archaïque que se fait le choix de personnes, clientélisme qui s’appuie sur une soumission totale des candidats et prétendants à leurs parrains alors que l’université pour vivre a fortement besoin d’autonomie même relative. De plus ce qui complique encore la chose c’est la diversité sinon la pluralité des parrains car elle enlève toute cohérence ou semblant d’homogénéité à la chaîne de commandement censée gérer l’université (Recteur proposée par une personne bien placée dans un réseau Alpha, tel vice recteur ou doyen proposé par une autre personne bien placée dans un réseau Béta etc…). Cette pratique s’appuie sur le fait que l’université est vue comme un lieu probable de subversion qu’il faut maîtriser et cela passe par l’introduction de personnes fiables et fidèles pour permettre une réaction rapide sinon même une anticipation de ce qui risque de s’y passer.

Ce mode de choix qui refuse toute autonomie, pour être d’une quelconque efficacité, suppose et implique une pratique quotidienne de même teneur c’est-à-dire le refus de l’autonomie de tous les acteurs (étudiant, enseignant, personnel administratif technique et de service) sinon cela ne servirait à rien de désigner des personnes et de leur permettre d’appliquer et de respecter la règlementation et participer donc à la dynamique qui devait voir le jour au sein de l’université. C’est pourquoi le point commun entre la majorité de nos différents « cooptés » est cette propension à se comporter comme un dictateur en herbe.

Les bénéficiaires de ce mode de désignation vivent cela comme une promotion sociale ou encore plus exactement comme le début d’une ascension sociale qu’il faudrait préserver en obéissant ou même plus en anticipant toutes les demandes probables que ferait le parrain. Ces demandes peuvent être de différentes natures mais elles s’appuient toutes sur une intervention, le plus souvent illégale, pour acquérir ce que la règlementation est censée destiner au plus « apte » comme elles peuvent se résumer à une récolte d’informations sur ce qui se passe au sein de l’université. Cela enclenche un processus de privatisation ou de patrimonialisation de la gestion de l’université et parmi les heureux bénéficiaires figurent bien sur les « cooptés » ainsi que la petite clientèle qu’ils construisent pour asseoir leur hégémonie violente.

Ces dépassements ne peuvent perdurer sans le climat qui leur convient c’est-à-dire l’impunité constatée dans tous les établissements universitaires (pas seulement faut il dire heureusement ou malheureusement), ce qui nous permet d’aborder le deuxième point de cette intervention c’est-à-dire l’impunité.

2.2) L’IMPUNITE

Parallèlement à la pratique de la cooptation se développe un climat d’impunité. Ce climat d’impunité adopte des visages différents en fonction du contexte et de l’ancienneté de la « dérive » de la gestion de l’établissement et de la présence ou absence de collectif d’enseignant car il faut croire que les collectifs étudiants (les organisations syndicales) crédibles existent seulement au niveau de très rares établissements.

Cela commence par une impunité distribuée de façon démocratique puisqu’elle concerne le non respect des tâches dévolues à l’enseignant (absentéisme, manque de sérieux dans la préparation ou la transmission des cours, surveillance menée de façon désinvolte, paiement d’heures supplémentaires fictives, expertise complaisante de rapport de recherche complaisant, pas de sanction contre les enseignants bénéficiaires de détachements effectués sans aucune contrepartie etc…). Cette impunité a évolué puisqu’elle permet de se jouer de la règlementation ou de circulaires pour permettre la promotion scientifique (autant dire sociale) en adoptant des lectures a géométrie variable quand il s’agit des critères à respecter ( toutes les questions ayant trait à la publication , aux procédures de soutenance de thèse etc…) entraînant de facto la contribution des membres des différents conseils scientifiques et comités pédagogiques (quand ils se tiennent encore) dans cette dérive, processus qui contribue à la formation d’une clientèle interne.

Ce processus qui fait que le « coopté » existe parce que son parrain a assez de pouvoir pour l’imposer et le maintenir en lui transmettant une partie de son pouvoir pendant sa mise en service incite le bénéficiaire à s’en servir pour assouvir des besoins et des envies que n’aurait pas permis un autre mode de choix. Ainsi tous les abus (et le mot est faible dans beaucoup de cas) sont possibles, les victimes seront trouvées d’abord parmi les catégories les plus faibles (femmes d’abord, étudiante et étudiant, enseignant ou enseignant replié) et conduit, au fur et à mesure que sévit l’impunité, à l’apparition de tous les scandales dont une bonne partie reste enterrée. L’enquête effectuée par le CRASC dont une partie des résultats a été livré à la presse par la tutelle montre la déliquescence qui affecte les établissements universitaires.

S’il y a bien un deuxième facteur commun à nos cooptés c’est le refus de voir se constituer de réels contre-pouvoirs au sein de l’université, particulièrement en ce qui concerne les organisations syndicales, pourtant les lois et règlementations régissant ce type d’institutions sont les lois de la république. Mais cette attitude n’est en fait que celle de tout le système qui s’est fabriquée une façade démocratique et travaille réellement contre toute pratique démocratique.

Situation ou l’enseignant est en même temps victime d’un système qu’il côtoie et qui à la longue le rend complice, passifs pour les moins opportunistes et actifs pour les plus « débrouillards ». Cette impunité outre le fait qu’elle crée un climat d’insécurité pour les étudiants et tout le personnel œuvrant au sein de l’université se propage à tous les niveaux pour créer un nouveau visage à l’universitéalgérienne et impose sa marque à la reproduction de l’université Algérienne.

3) LA REPRODUCTION DE L’UNIVERSITE ALGERIENNE

La généralisation de telles pratiques met à mal tout ce à quoi l’on est en droit d’attendre de l’université. Ainsi si la transmission du savoir et des connaissances est de plus en plus marqué par le peu de sérieux, de rigueur constaté lors de pratiquement toutes les activités pédagogiques, se développe parallèlement de plus en plus une pratique qui consiste à acheter le silence et la complicité des étudiants à travers les notes de complaisance, ces derniers (les étudiants) ayant parfaitement compris le jeu mettent au point des stratégies d’adaptation qui leur assure le maximum de points en effectuant le minimum de travail.

Que dire alors de la production scientifique quand on voit se développer toutes les stratégies malsaines ayant pour but d’accéder à des promotions.

S’il est vrai que la sociologie de l’enseignement nous apprend à prendre avec précaution la valeur du diplôme de façon générale on peut dire que l’université algérienne est devenue un cas d’école dans ce domaine. Cet aspect est aggravé par le fait que la règlementation en cours permet la formation d’une « élite scientifique » au sein de l’université Algérienne en rupture avec les universités étrangères ou avec les normes minimales internationales qui auraient pu limiter les dégâts constatés.

Ces pratiques citées quand elles sont déployées avec autant de liberté marquent à jamais toute une cohorte d’étudiantes et d’étudiants à qui est transmis un mode de gestion autoritaire, le non respect de normes et de valeurs, l’absence totale de sens critique résumée dans la maxime suivante « la fin justifie les moyens ». Cela contribue à imprégner les étudiantes et étudiants d’une culture qu’ils mettront en œuvre lors de leur vie professionnelle.

Cela ne va pas aussi sans conséquence sur la dévalorisation de l’université, du métier d’enseignant et même du savoir et de la science auprès des étudiants et de la population en général.

Enfin ce clientélisme qui se répercute à tous les niveaux (il n’y a qu’a constater la non-conformité de la procédure de recrutement avec la réglementation) la commission paritaire qui est théoriquement celle qui doit avoir son mot à dire pour que soit recruté ceux qui sont déclarés « aptes » par leurs pairs à devenir enseignant est tenue à l’écart dans pratiquement tous les établissements universitaires. Ce qui permet l’introduction d’un personnel enseignant qui sait qu’il est la non pas parce qu’il le « mérite » mais parce qu’une intervention le lui a permis. Ainsi se développe au sein de l’université une clientèle de même nature qui s’illustre par la recherche de gains, de bénéfice, de promotion sans aucune contrepartie en matière de travail si ce n’est travailler aux ordres, ce qui participe à modeler un nouveau visage de l’université Algérienne.

Je ne parlerai pas ici des affaires liés aux différents marchés entre l’université et des fournisseurs ou des vols quasi réguliers car l’université en cela rejoint les autres institutions Algériennes gangrenées par les mêmes maux.

Enfin sur cette question peut on taire le fait que les trafics constatés lors des différents concours de Magisters ainsi que lors du recrutement au bénéfice non seulement d’une clientèle élargie mais de plus en plus des ascendants et autres membres de la famille nous amènent à souligner que le concept des « héritiers » formulé dans le cadre de la reproduction sociale de l’université a été mené jusqu’à l’aboutissement suprême c’est-à-dire concevoir les héritiers du point de vue génétique et non pas social seulement.

Kaddour CHOUICHA

Oran le 15-04-2009

Pétition Ahmed Rouadjia: Appel à Volontaires.

Ci-voici l'appel à volontaires émis par courrier électronique aux enseignants:

La pétition doit être signée, en premier lieu, sur papier. Pour cela, nous lançons un appel à volontaires pour la collecte de signatures
à l'échelle nationale.

A cet effet, nous joignons en annexe avec ce courriel un fichier PDF. Le document, dont le nom est petition_Rouadjia.pdf, est composé de deux pages. La première page contient le texte de pétition auquel le signataire doit adhérer. La deuxième page se présente sous forme de tableau (tableau des signatures).

Une fois la collecte de signatures effectuée vous pouvez ou bien l'envoyer par fax au numéro suivant : 041 56 03 23 ou scanner le document et nous l'envoyer en fichier image (JPG, TIFF, BMP).

Pour plus d'informations vous pouvez toujours prendre contact avec nous par le biais de cet email.

Bon courage à tous.
Ensemble nous vaincrons l'arbitraire.
Cordialement.


A propos de la pétition: Précisions de la part du Coordonnateur de la section CNES-USTO

Bonjour tout le monde, c'est Chouicha, le coordonnateur de la section CNES USTO, qui vous écrit ces quelques mots.

Je viens d'être informé par notre collègue Rouadjia que la décision de sa réintégration a été prise et devinez qui l'en a informé c'est Rahmani suite à une réunion avec le ministre.

Je penses que tout le monde sait pourquoi la décision vient d'être prise seulement maintenant mais ce n'est pas le fond du problème car si l'on a défendu Rouadjia nous avons aussi défendu les autres collègues même et surtout ceux qui ne sont pas connus comme nous avons dit que l'on est contre l'autoritarisme et l'arbitraire au sein de l'université algérienne.

On ne peut que se réjouir de voir notre collègue être rétabli dans ses droits mais nous devons continuer la prise en charge de la pétition car il y a beaucoup trop de cas « Rouadjia » inconnus, comme nous demandons à Rouadjia lui-même de continuer le bout de chemin que l'on a mené jusqu'à présent car comme il le dit si bien il en va des universitaires, de l'université et des intérêts suprêmes de notre pays.

Cette issue conforte les membres de la coordination nationale qui avaient pris en charge la pétition et indique bien que ceux et celles qui faisaient la fine bouche devant cette action se doivent de revoir pas mal de choses.

Aussi me paraît-il normal de vous quitter en nous souhaitant à tous d'autres avancées.

Bien amicalement et syndicalement.

Lettre ouverte aux collègues enseignants des départements d’Architecture, de Génie Civil et d’Hydraulique

Lettre ouverte aux collègues enseignants des départements d'Architecture, de Génie Civil et d'Hydraulique

APPEL A SOLIDARITE

«Sciences sans conscience, n'est que ruine de l'âme.»

 

Un appel pour une grève a été décidé par la section CNES-USTO, grève qui débutera à partir du 30 mai 2009. Il s'agit de comprendre que la grève est l'ultime recours après avoir épuisé les différentes formes de règlement des conflits, témoins les différents refus de l'administration de dialoguer avec nos représentants syndicaux malgré les multiples demandes et malgré aussi la décision de justice qui a rejeté la plainte déposée par le recteur devant le tribunal administratif. Il faut comprendre aussi que nous ne sommes pas des «inconditionnels de la grève», mais que nous y avons été contraints face à l'autoritarisme, à l'injustice et à l'arbitraire dont fait preuve l'actuel doyen par intérim de notre Faculté dans sa gestion et ses rapports avec nos collègues.

Son attitude autocratique a atteint un tel seuil qu'il n'est plus permis de se taire. Faut il s'en étonner quand on connaît le passif du personnage et dans quelles circonstances il a été destitué de son poste de directeur d'institut de Génie Civil en 1995 par le collectif enseignant dudit institut? Continuer à se taire devant ses dépassements s'apparente à une acceptation de l'arbitraire. Ces injustices commises à l'encontre des enseignants ne relèvent pas de l'imaginaire mais d'une série d'actes qui se caractérisent par:

1.     L'amputation sur salaires injustifiée et sans respect des procédures réglementaires.

2.    La révocation de collègues sans respect des textes (en particulier la saisine de la commission paritaire)..

3.    Le traitement sélectif dans l'attribution des primes d'encadrement

4.    La mainmise totale sur le CSF qu'il régente selon ses désirs.

5.    L'attitude discriminatoire privilégiant sa clientèle et sanctionnant les autres

6.    L'instabilité chronique au sein de la Faculté créée par les changements fréquents et abusifs de chefs de  départements (11 chefs de départements).

7.    Blocage de la Post-Graduation Spécialisée au sein du département de Génie Civil.

8.   Refus de réunir le Comité de gestion de Faculté pour pouvoir gérer dans l'arbitraire et l'opacité totale.

9.   Non respect du mandat des représentants des enseignants au sein du Conseil Scientifique  de Faculté.

10. Règlements de compte contre ceux qui ont osé revendiquer une commission d'enquête concernant les raisons d'annulation du concours du magister en Architecture (concours qui a  vu les proches des responsables de l'université, dont la fille du dit doyen par intérim,  être parmi les bénéficiaires)

Ces sanctions envers les enseignants se caractérisent aussi par un acharnement et un harcèlement de la part du doyen par intérim à l'égard surtout de ceux qui refusent l'allégeance et les humiliations. Les collègues doivent comprendre que ce doyen par intérim qui est loin d'être un modèle de probité tente de salir et sanctionne arbitrairement d'honorables mères et pères de famille qui travaillent depuis fort longtemps dans le respect de l'éthique universitaire.

Il s'agit d'un engagement et d'un devoir que de dénoncer la tyrannie d'un triste personnage qui a découvert subitement les vertus du pouvoir et qui en abuse selon son humeur et ses lubies

Certes, certains collègues n'ont pas été touchés par les méfaits de l'actuel doyen par intérim de la Faculté, mais cela ne les dispense pas du devoir de solidarité à l'égard des enseignants victimes de ses abus. S'il ne rencontre pas de résistance, il ne pourra continuer que de plus belle en s'acharnant sur d'autres collègues. Tout le monde sera tôt ou tard touché.

Aussi, nous vous informons qu'en plus de cette grève, nous avons décidé de porter plainte devant le tribunal pénal contre le recteur de l'USTO-MB pour pression contre les délégués syndicaux et atteinte au droit constitutionnel qu'est le libre exercice du droit syndical. Une autre plainte sera déposée aussi devant le tribunal pénal contre le Doyen par intérim de la Faculté d'Architecture et de Génie Civil pour abus de Pouvoir avec constitution de partie civile

A travers cet appel, nous sollicitons nos collègues car les problèmes que nous vivons concernent tous les enseignants.  Nous appelons ainsi tous les enseignants de la Faculté (Architecture et Génie Civil) à se rendre au niveau du département d'Architecture le 30 mai 2009 à 8H00 dans le but d'observer un piquet de grève.

Ensemble nous vaincrons l'arbitraire.

________________


Malaise à l'université Mohamed Boudiaf: Le CNES-USTO saisit la justice
Le conseil syndical de la section CNES-USTO vient de déposer deux plaintes auprès de la justice, l'une contre le recteur de l'université Mohamed Boudiaf et l'autre contre le doyen par intérim de la faculté d'architecture et de génie civil.  ... [Suite...]



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